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Auteurs: TIDO Cladelle, TAPIMALI Diane, ENGAMBA Giovanny, NGOUBE NGOUBE Edith Christian, MBANG ATANGANE Michel Delor
Introduction #
Dans les localités de Yoko et Nanga-Eboko, les terres coutumières constituent un patrimoine collectif qui façonne les modes de vie, les systèmes agricoles et la gestion traditionnelle des ressources naturelles, conformément aux règles propres aux Vutés et aux Baveuck. Elles englobent l’ensemble des terrains d’habitation, de culture, de plantation, de pâturage et de parcours en milieu rural exploités et/ou occupés avant l’ordonnance du 6 juillet 1974. Les terres coutumières revêtent des liens de vivre-ensemble et d’autorité au sein desquelles les chefs traditionnels de 2e, 3e degré et les notables jouent un rôle principal dans l’administration des usages, la prévention et la gestion des conflits. La reconnaissance de ces terres s’avère désormais essentielle pour améliorer la gouvernance foncière, renforcer la cohésion sociale et promouvoir un développement durable. Sécuriser un droit ou un bien consiste à prendre des mesures matérielles ou juridiques pour
garantir que le bien ne soit pas perdu, détruit, ni contesté et qu’en cas de dommage, une compensation équivalente à la valeur du bien initial puisse être garantie. Appliquée aux terres coutumières, la sécurisation implique un ensemble de mesures visant à les protéger contre toutes les dynamiques qui les menacent. Elle exige au préalable une maîtrise de l’étendue des prérogatives foncières du titulaire du droit (dimensions de la terre et de ses limites, nature des droits existants sur cet espace, ressources partagées avec d’autres ayants droit sur le même espace, etc.).